Pachamama c’est une histoire de voyage, d’amour, de rencontres et d’artisanat…

Et je tenais réellement à vous présenter cette marque car elle me rappelle tant mon voyage en Amérique Latine et les rencontres incroyables que j’ai faite avec ces artisans et leur magnifique savoir-faire textile

Pachamama, c’est tout d’abord l’histoire d’un couple, Juliette et Gaëtan, qui partent en voyage autour du monde pendant plus de 8 mois dont un mois en Bolivie. Mais c’est certainement la rencontre avec l’artisane Célia qui sera à l’origine de leur projet de créer Pachamama. Ils tombent amoureux des sacs à dos en cuir typique de l’artisanat local et travaillé manuellement. Le couple réalisent alors l’incroyable travail, la passion et le savoir-faire qui se cache derrière chacune des pièces. « Nous sommes éblouis ». Bien qu’il n’y ait plus beaucoup de place dans leurs valises et qu’il leur reste encore plus de la moitié de leur voyage à parcourir, Gaëtan craque et décide d’offrir un de ses jolis sacs à Juliette pour son anniversaire. Mais c’est à leur retour en France, en Septembre 2017, que tout commence…

Juliette porte alors fièrement son sac que tout son entourage admire. Et oui, après tout, le sac à dos est aujourd’hui devenu l’accessoire branché des citadins, en plus, d’être le parfait indispensable des voyageurs ! Leurs sacs s’inscrivent donc en plus dans un esprit multifonctions, et ça en mode éthique, on adore !

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Quant à Gaëtan, il a envie de créer son propre projet entrepreneurial. « C’est comme ça que j’ai découvert que de jeunes marques s’étaient lancées sur des projets éthiques et artisanaux via des plateformes de crowfunding comme Ulule et Kiss Kiss Bang Bang ».

L’idée avait germé et Gaëtan commence à dessiner des modèles inspirés de ce savoir-faire bolivien tout en y ajoutant des designs plus contemporains pour le marché français. 

« Je suis repartie en Bolivie avec des dessins pour voir si le projet était viable et si l’on pouvait créer quelque chose ensemble. Ce n’était pas facile, j’ai rencontré une trentaine d’artisans avant de trouver Edwin avec qui ça s’est très bien passé. Il était fiable, consciencieux et ses prototypes correspondaient exactement à ce que l’on imaginait. Edwin est un artisan maroquinier qui remet ses créations à une coopérative, qui elle, est certifiée commerce équitable. Cela nous assure ainsi qu’à nos clients que les conditions de travail sont éthiques et que le salaire est juste ».

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Le projet était né. Et de là le succès s’enchaîne pour les deux jeunes créateurs: la campagne de crowfunding lance leurs premières commandes, de nouvelles formes sont imaginées et des nouveaux coloris sont proposés. Puis, il y a tout juste un an, ils créent leur boutique en ligne, propulsant ainsi les ventes de Pachamama.

 « Ce n’est jamais facile de travailler avec des artisans qui ont une culture et une façon de travailler différente que la nôtre en Occident ». Mais finalement, après plusieurs allers et retours en Bolivie, Gaëtan et Juliette ont réussi leur pari fou de travailler main dans la main et d’établir une véritable relation de confiance avec leurs artisans. 

Et depuis, ils ont même pu agrandir leur collection et travailler avec Diego, un nouvel artisan, qui lui, réalise à la perfection, les sac à dos Weekend, une nouvelle forme dont la marque vient tout juste de lancer.

 « C’est de notre devoir de vous renseigner sur le savoir-faire exceptionnel qui existe en Bolivie ! L’ambition de Pachamama n’est pas simplement de commercialiser des sac à dos, nous souhaitons valoriser un artisanat ancestral, mettre en lumière le savoir-faire de nos artisans boliviens de manière éthique et cela nous tient à coeur ! ».

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sac a dos pachamama avec appareil photo

L’Amérique Latine est d’une richesse incroyable en ce qui concerne l’artisanat C’est quelque chose qui fait partie du quotidien et qui se transmet de générations en générations. La Bolivie est composée de multitudes communautés, ce qui a créé une grande diversité d’artisanat. D’autant plus qu’on trouve de nombreuses régions, toutes très différentes et qui sont également la source de cette diversité. Comme par exemple, la laine d’alpaga qui provient de l’altiplano, perché à 4000 mètres d’altitude. 

Dans la région andine, on trouve également le célèbre tissu Aguayo : « Chaque communauté raconte à travers ce tissus, son histoire, ses légendes, ses croyances à travers l’utilisation de couleurs et de motifs bien spécifiques, en laine d’alpaga ou de mouton, réalisé manuellement avec des métiers à tisser. Les femmes les utilisent notamment pour porter leur bébés ou pour transporter des marchandises qu’elles vont vendre sur les marchés. L’un des Aguayos les plus connus est celui de couleur rouge et noir et se compose d’animaux et de créatures mystérieuses qui font écho à leurs croyances locales. Etant donné la complexité des motifs, un carré d’Aguayo peut prendre jusqu’à plusieurs de mois de réalisation: de vraies oeuvres d’art ! ». 

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Mais aujourd’hui, ce tissu doit faire face au développement industriel d’Aguayos moins chers car plus rapides à fabriquer; mais aussi moins qualitatifs et engendrant la perte de ce savoir-faire. Gaëtan et Juliette ont alors souhaité mettre des finitions sur leurs sacs avec ce fameux tissu Aguayo, incontournable de la Bolivie, pour rappeler leurs origines. Ils ont donc choisi de le mettre en touche discrète et élégante, comme par exemple, à l’intérieur des rabats pour un esprit plus contemporain.

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Et enfin, il y a bien sûr le cuir… Et c’est ce qu’a choisi Pachamama de travailler et de mettre en lumière.

« Les artisans boliviens ont accumulé au cours du temps des compétences et une précision incroyable. Ainsi, les sacs en cuir sont fait 100% main, peaufinés dans les moindres détails et présentent des finitions de très haute qualité. Nous voulions créer des sacs à dos qui s’inscrivent dans une démarche de durabilité, et ce, dans un circuit-court ».

En effet, le cuir de vache provient de bovins destinés à l’alimentation dont les usines de tannage se trouvent dans les villes de Santa Cruz ou encore Cochabamba, puis est transporté jusqu’à la Paz où se trouvent les artisans.

Pachamama qui signifie « Déesse de la Terre » dans les croyances amérindiennes, est la figure protectrice de la nature et des voyageurs. La marque a donc parfaitement réussi à rassembler autour de son projet, tous les explorateurs des temps modernes qui souhaitent préserver les richesses de notre monde…

Si vous avez aimez cet article sur le savoir-faire bolivien, n’hésitez pas à lire mon article qui vous présente la marque de pull en alpaga, José, qui collabore avec des artisans boliviens.

 

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