Le Guatemala, le Coup de Cœur de mon voyage…

C’est un petit pays d’Amérique Centrale, coincé entre le Mexique, le Bélize et Honduras. On l’oublie souvent et il est encore peu touristique… ses habitants ont connu une guerre civile sanglante pendant presque 40 ans qui reste encore graver dans leurs mémoires.

C’est certainement pour ces raisons que l’on pense que le Guatemala est un pays très dangereux… D’ailleurs, pour être franche, je n’avais plus réellement envie de le visiter à force d’entendre dire qu’il était le pays le plus dangereux d’Amérique Latine et que j’étais folle d’y aller seule car j’allais me faire attaquer voire kidnapper…

C’était également le premier pays où je ne connaissais personne et où je n’allais avoir aucun repère en arrivant….En effet, j’avais eu la chance de commencer mon voyage au Pérou en voyageant avec ma tante, mon cousin et sa copine, puis de commencer le Mexique avec mes amies Laure et Justine.

J’ai donc décidé d’y passer seulement 15 jours… Grosse erreur…! Le Guatemala offre de magnifiques paysages: nombreux volcans, lacs, jungles, sites mayas, océan… Mais c’est également le pays le plus authentique que j’ai visité pendant ce voyage… Dépaysement garanti !! Il est également beaucoup moins grand que le Pérou ou le Mexique et il est donc possible d’en faire le tour pendant deux semaines de vacances. J’espère donc vous inspirer pour que vous découvriez à votre tour ce magnifique pays…

Moi qui pensait arriver seule et perdue dans un nouveau pays… j’apprendrai au fur et à mesure de mon expérience qu’on ne voyage finalement presque jamais seul….On rencontre toujours d’autres voyageurs, de différentes nationalités, on fait parfois un bout de chemin ensemble, puis on change même ses plans et son itinéraire pour continuer ce superbe échange! Et le Guatemala en sera vraiment l’exemple parfait !

 

carte-guatemala-cottonandtravel

Même si j’angoissais donc un peu en arrivant… ce n’est pas pour autant que j’avais prévu quoique ce soit…!

Une fois arrivée à l’aéroport de la capitale Guatemala City, j’ai alors vu un shuttle pour Antigua… Et bien, pourquoi pas ! Quelques minutes après le départ, le chauffeur me demande dans quelle auberge me déposer. Avec peu d’engouement, je réserve l’auberge la moins chère que je vois sur Booking.

Avec le recul, je peux aussi constater qu’une seule décision, même des plus banales, peut changer tout le court de votre vie…

Lorsque j’entre dans l’auberge, je pense alors être entrée par inadvertance dans une maison. Un vieil homme était assis sur l’un des canapés du salon. A l’entrée, un grand comptoir, derrière lequel une femme dormait dans un lit. Puis, trois énormes chiens me sautent dessus. Une odeur très particulière envahissait la pièce qui était complètement dans le noir bien qu’il était 15h. La femme se lève et me parle dans un espagnol approximatif. Elle est russe. Elle me tend des clés et des draps puis  me dit « Montes là-haut, c’est la chambre 4« . J’ai soudainement regretté mon manque d’énergie dans la recherche d’auberge et je me demande dans quoi je me suis encore embarquée…Tanpis, j’y resterai qu’une nuit et voilà…

Dans les chambres, personne. Excepté, Alex, un Marseillais (dans l’âme)! On s’entends tout de suite très bien et il me raconte qu’il est là depuis déjà une semaine, qu’il apprends l’espagnol le matin et qu’il donne des cours de français l’après midi, dans une école pour enfants défavorisés. Il me prévient également que cette auberge est finalement super car l’ambiance est top malgré les premières impressions étranges que l’on peut ressentir. Le lendemain c’est son anniversaire et il veut absolument que je sois de la partie!

On se retrouve tous autour d’un gâteau et nous partons le soir danser la salsa dans un bar. Je sympathise notamment avec Brendan, un australien qui sait très bien danser la salsa et qui m’apprendra à danser pendant la soirée. Jamais, je n’aurai pensé que ce serait un australien qui m’aurait appris à danser la salsa… Mais en voyage tout est possible ! Je m’y sens finalement bien dans cette auberge et je décide donc d’y rester me reposer un peu, après mon voyage au Mexique où je ne m’étais pas arrêtée une seule seconde !!

Chaque matin, nous allions Brendan, Alex et moi à la salle de sport, puis le midi, nous nous pavanions dans les canapés de notre restaurant préféré. L’après midi, nous faisons alors de longues ballades dans la ville et les montagnes d’Antigua avec les chiens de l’auberge! J’ai constaté que finalement, malgré la chance que nous avons, nous voyageurs, de pouvoir découvrir chaque jour de nouvelles et magnifiques choses… retrouver parfois une sorte de quotidien quelques jours fait réellement du bien !

local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel-40

Chichicastenango, le marché typique du Dimanche.

Quelques jours après mon arrivée, j’ai eu la surprise de retrouver Guido, un argentin que j’ai rencontré au Mexique ! Le lendemain, c’est donc tous les quatre (Guido, Brendan, Alex et moi) que nous sommes partis pour le magnifique marché typique de Chichicastenango, à environ 2 heures en Chicken Bus d’Antigua.

Un chicken bus?? Traduisez littéralement le bus à poulet… Ce sont des anciens bus américains décorés et illuminés, aux Klaxons aussi bruyants que des camions et qui roulent à très vive allure ! Ils transportent les locaux bien sûr mais également tout types de marchandises… vélo, ciment, poules, car tout peut rentrer dans un chicken bus !

local-transport-chicken-bus-guatemala-cottonandtravel

Le marché du Dimanche est vraiment splendide mais aussi très bondé ! On peut vite se perdre dans ce tourbillon de foule mais il faut prendre quelques minutes pour observer ces différentes ethnies qui viennent troquer, vendre et acheter entre elles. Ce marché est donc un lieu unique d’échanges ! Si vous aimez l’artisanat, vous vous sentirez comme un poisson dans l’eau !cUne église le surplombe où de nombreuses fleuristes se rassemblent. En haut, à la porte de l’église, quelques personnes s’agenouillent et prient en brûlant de l’encens. Un scène mystique et d’un calme incroyable à observer parmi ces fourmillements incessants…

 

local-transport-chicken-bus-guatemala-cottonandtravel
local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel
local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel
local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel-16
local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel
local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel-28
local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel-28

C’est réellement incroyable de pouvoir se balader dans ses innombrables allées, un véritable arc en ciel de couleurs entres tissus et divers légumes ! Les femmes sont merveilleusement belles dans leurs costumes traditionnels: elles arborent un haut appelé Huipil avec une jupe droite et longue aux diverses couleurs et motifs selon la région. Les hommes, eux, sont moins traditionnels, habillés principalement de jeans, mais ils portent toujours fièrement leurs chapeaux à l’allure de cowboy !

 

local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel
local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel
local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel
local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel
local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel
local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel
local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel-28
local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel-16
local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel
local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel
local-market-textile-chichicastenango-guatemala-cottonandtravel-28

Le Volcan Acatenango: Trek de 2 jours / 1 nuit.

Ce qui est bien lorsqu’on ne planifie rien, c’est que parfois on a de belles surprises qui resteront à jamais gravées dans nos mémoires… En arrivant à Antigua, je n’avais aucune idée que la ville était entourée du volcan actif Acatenango. Qu’elle fut ma surprise lorsque le soir je monte à la terrasse de l’auberge et que je vois un volcan craché sa lave rouge vive. Il est d’ailleurs actif quasiment chaque soir.

Ni une ni deux, quatre jours après mon arrivée, je pars avec Guido et nous rejoignons un groupe d’une vingtaine de personnes, pour deux jours de trek au Volcan Acatenango. Ce sont des sacs à dos de bien 12 kilos que nous devions porter: entre l’eau, la nourriture, la tente ou encore l’énorme duvet (nous dormirons à -5 degrés… ) et ce pendant les 6h de montée les plus difficiles de toute ma vie: avec un sol tantôt rocheux, tantôt glissant sous la terre, le tout sous une chaleur écrasante et une forte humidité. Puis, plus nous montions, plus il faisait froid et une fine pluie commençait à apparaître avec une brume épaisse.

Ce sont donc 6h de montée avec différents types de terrain et de climat qui demandent aux corps à sans cesse s’adapter. Nous sommes obligés de nous arrêter toutes les 30/ 45 minutes pour reprendre des forces. J’ai ce sentiment étrange que mes jambes arrivent à grimper sans problème mais c’est mon souffle qui m’empêche d’avancer, comme si j’avais finalement une charge de 50 kilos sur le dos…

Nous sommes partis à 2250 mètres d’altitude et le volcan est situé à 3976 mètres. Un beau dénivelé donc de plus de 1700 mètres. Ce qui explique donc pourquoi le souffle se fait de plus en plus rare à chaque pas. Il est également possible d’avoir le mal de l’altitude. Il faut donc y aller doucement mais sûrement…

volcano-acatenango-trek-guatemala-cottonandtravel
volcano-acatenango-trek-guatemala-cottonandtravel
volcano-acatenango-trek-guatemala-cottonandtravel
volcano-acatenango-trek-guatemala-cottonandtravel

Personne ne parle, chacun regarde ses pieds pour trouver le chemin le plus facile ou le plus court, ne pas tomber, se concentrer sur sa respiration et avoir des pensées positives. Le mental a le rôle le plus important dans ces cas extrêmes et c’est lui qui vous fera gagner ou tomber. Le plus dur est la première et la dernière heure… On pense alors qu’on y arrivera jamais, que c’est beaucoup trop dur et qu’on n’arrivera même plus à faire 10 min de plus. Puis finalement, on continue, sans arrêter, en se donnant un nouvel objectif: arriver à cet arbre, puis arriver à ce rocher…et on touche du but à chaque nouveau pas.

Il est donc dur parfois d’en profiter pour regarder autour de soi. Mais lorsqu’on lève la tête, le paysage est tout simplement magnifique et très différent d’heures en heures: tantôt des plaines vertes à perte de vue tantôt des immenses forêts de pins, tantôt un paysage si rocailleux et lunaire qu’on se croirait presque sur une autre planète…

Après les 6h les plus longues et les plus difficiles de toute ma vie, j’ai enfin pu levé la tête et admirer ce que nous attendions tous…Le majestueux volcan Acatenango, crachant alors une épaisse fumée comme pour nous préparer au super spectacle de lave qui nous attendait d’ici quelques heures… A ce moment précis, tu oublies tes 6h de souffrance, tu t’assoies et tu observes la grandiosité que t’offre la Terre.

volcano-acatenango-trek-guatemala-cottonandtravel

Nous ne pouvions cependant pas nous reposer sur nos lauriers car étant arrivé vers 17h, la nuit allait bientôt tomber. Ni une ni deux, il fallait installer les tentes car nous dormirons en face du volcan puis préparer le dîner. Des pâtes à réchauffer et quelques fruits plus tard, l’un des guides nous propose un tour inédit: il peut nous emmener au plus proche du volcan, à 500 mètres sur sa colline voisine pour observer le spectacle de lave. Il nous fait bien sûr comprendre que cela n’est pas inclut dans le tour car il n’a pas réellement l’autorisation de le faire…et qu’en plus, il faudra encore marcher trois heures.

Je suis extenuée, nous venons à peine de finir mes pâtes, je n’ai même pas pu me poser encore 5 min et mes pieds me font terriblement mal… Mais aurai-je un jour cette nouvelle chance d’observer un volcan actif d’aussi près?? Entre l’angoisse et l’adrénaline,  le guide ne nous laisse que quelques minutes pour nous décider. Nous sommes seulement 7 à vouloir partir, dont Guido et Tristan, un français, que j’ai rencontré pendant le trek. Les garçons me motivent et nous voilà donc partis à 20h dans la nuit complète avec seulement une lampe torche et une bouteille d’eau à la main pour 3h de marche…selon le guide. Alors un petit conseil si vous désirez voyager en Amérique Latine: sachez que les guides ne disent jamais au grand jamais la vérité sur le temps restant à parcourir…Certainement dans le but honorable de motiver ses troupes… Sauf que ce n’est pas pour 3h mais pour 6h de marche que nous sommes finalement partis…

3h de marche donc, parfois sur les fesses lors des descentes glissantes dans la terre volcanique, parfois à escalader des murs de roches et en priant pour ne pas tomber, parfois en serpentant entre des rochers ou la forêt aux montées vertigineuses. Etrangement, ces trois heures ont été plutôt  »faciles » à réaliser. Parfois le corps est peut être tellement à bout, qu’il ne sent plus rien? C’est très certainement dû à l’excitation et l’adrénaline.

volcano-acatenango-trek-guatemala-cottonandtravel
volcano-acatenango-trek-guatemala-cottonandtravel

Nous voilà donc enfin arrivés à 500 mètres du volcan et à -5 degrés… Je n’ai jamais eu aussi froid mais je n’ai également jamais vu une chose aussi merveilleuse que cette nuit là… Il est malheureusement difficile de le décrire, je vous laisse donc observer par les photos. Mais ce sont certainement des spectacles à vivre en réel pour comprendre une telle puissance…Et comme pour nous faire comprendre qu’ici, c’était lui le maître, le grognement des jaillissements de sa lave se mêlait aux grondements de l’orage dont les éclairs l’étincelaient.

volcano-acatenango-trek-guatemala-cottonandtravel
volcano-acatenango-trek-guatemala-cottonandtravel
volcano-acatenango-trek-guatemala-cottonandtravel
volcano-acatenango-trek-guatemala-cottonandtravel
volcano-acatenango-trek-guatemala-cottonandtravel

Après une heure à contempler le volcan, il nous faut partir car le froid commence à geler notre corps entier et une nouvelle marche nous attends ! Le retour sera très compliqué… Une des filles du groupe n’arrive plus à suivre et le guide décide donc de rester avec elle et nous conseille de partir devant lui. « Il vous suffit de suivre les bandes argentées collées sur les arbres pour retrouver votre chemin« …

Je pars donc seule avec Guido dans la nuit noire à la recherche de bandes argentées. Il est presque 23h et la fatigue se fait à présent sentir. Je ne ressens plus rien et je n’ai plus aucune force pour avancer. Descendre le volcan va réellement m’achever car il faut savoir que depuis mon opération du fémur que je me suis cassée à 14 ans), j’ai de nombreuses douleurs et de difficultés dans des conditions sportives extrêmes et je sais maintenant que les descentes de volcan en fait partie…!

Je n’ai tellement plus d’énergie que la descente me prendra quasiment 2h soit plus long que la montée…Nous voilà enfin en bas et il est temps à présent d’attaquer la dernière moitié soit la dernière montée pour arriver au campement. Il est bientôt 1h du matin et j’entame ma onzième heure de marche… Le chemin n’est pas si facile que ca à retrouver et nous épuisons nos forces à faire régulièrement demi-tour. Tout est silencieux, la lune nous éclaire à peine et je commence à réellement à m’inquiéter. Peut être que nous sommes finalement perdus ? Nous voyons tout de même devons nous, au loin, les lampes torches de Tristan et d’autres camarades qui ont été beaucoup plus vite et derrière nous, encore plus loin, le guide et la dernière camarade. Si nous les attendons, il nous faudra certainement attendre plus d’une heure…Que faire ?

Le manque de force et le sol qui glisse sous chacun de nos pas et nous ramène en arrière auront raison de moi… J’éclate en sanglots… Un trop plein d’émotions en si peu d’heures...

Je décide de m’arrêter ici et ne plus bouger. Après tout, je ne ressens plus le froid, mes yeux se ferment car je tombe de sommeil, alors pourquoi ne pas dormir ici quelques heures et au lever du soleil revenir au campement ? Guido essaye de me ramener à la raison et de me motiver car il ne doit rester plus qu’une petite heure de marche mais je le vois aussi épuisé que moi. On se pose alors là de longues minutes à contempler le regard vide sans qu’aucun de nous d’eux ne parle. On se regarde puis on se lève sans un mot. Nous voilà repartis. Nous arriverons finalement à 2h du matin et après nous être réchauffé près du feu de camp, nous tombons dans nos duvets…les lingettes nettoyantes que j’avais ramenées dans mon sac à dos attendront demain!

A 6h du matin, il sera alors temps de repartir. Il nous faudra à nouveau 4h pour redescendre tout ce que nous avions parcouru la veille.  Encore 4h de cauchemar…mes muscles sont complètement engourdis et les courbatures apparaissent déjà… Mon genou me fait tellement mal que Tristan est obligé de marcher derrière moi et s’accrocher à mon sac pour soulager ma descente. Malgré la douleur, je n’ai pas d’autres choix que de descendre, alors, pour me motiver, je pense à mon lit douillet et à une tablette de chocolat…

Mais ce seront des images à jamais gravées dans mon esprit.  Certainement mon expérience la plus impressionnante de par la puissance du volcan et la difficulté du trek pour l’observer. Un retour aux sources, entre la puissance de la nature et la force de notre mental. Cependant, je ne me suis jamais sentie aussi ridiculement petite et insignifiante. On se rends vite compte que malgré la magnifique évolution de l’être humain, il n’est qu’un simple petit animal sur cette terre, qui gouverne en Reine Mère. Quand décidera-t-elle de reprendre ses droits?

 

volcano-acatenango-trek-guatemala-cottonandtravel

Dans la deuxième partie de mon voyage au Guatemala, je vous raconterai mon magnifique séjour au mystérieux Lac Atitlan, le plus profond d’Amérique Centrale mais aussi qualifié du « plus beau lac au monde« , entouré de ses villages de tisserands encore très traditionnels. Puis, partez avec moi pour quelques jours au nord du Guatemala à la découverte de la jungle et des ses mystiques sites mayas.

9 thoughts on “2 semaines au Guatemala: la ville d’Antigua & son trek du volcan Acatenago ! Partie 1/2”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *